RAPPORT DEFINITIF D’EVALUATION L’enseignement de la deuxième partie du deuxième cycle des études médicales

La version de ce rapport d’évaluation de l’enseignement de la deuxième partie du DCEM est la version définitive. Elle permet d’établir un état des lieux de l’enseignement en France. Au vu des données de ce rapport, nous pouvons apercevoir un certain nombre d’axes de travail et de réflexion.

 

Une des premières remarques que l’on peut faire est la différence flagrante qui existe entre le droit et les faits. Concernant les volumes horaires et les items, la volonté de la CPNEM est de ne pas aller vers l’inflation, ce qui semble être en accord avec la pratique courante. Néanmoins, il ne faut pas vider le cursus médical de son contenu, et notre travail sera de définir les compétences et les connaissances à acquérir en fin de deuxième cycle.

 

Concernant l’organisation des items, la dernière réforme semble être un semi-échec, puisque le découpage proposé n’est pas respecté dans la majorité des facultés. Sans doute qu’il est à repenser.

 

Cette enquête montre très clairement qu’il existe un problème quant à l’enseignement de la Lecture Critique d’Article. Ce constat est inquiétant puisque cette épreuve doit apparaître aux ECN en 2008. Si nous ne doutons pas que la Médecine Basée sur des Preuves doit être enseignée au cours du 2ème cycle, nous ne souhaitons pas que cette épreuve soit incluse dans les modalités de classement et de choix des postes d’internes tant que l’enseignement restera celui qu’il est et que la LCA n’aura pas été réellement évaluée.

 

Il faut ramener les étudiants sur les bancs de la faculté, un travail sur la forme des enseignements doit être mené. Notamment, une préparation aux ECN doit être mise en place.

 

Il faudra aussi proposer des thèmes de séminaires intéressants qui seront enseignés dans les facultés. En effet, les thèmes fixés depuis 2001 ne semblent pas faire recette dans les facultés.

 

Concernant le cursus recherche, il doit être harmonisé dans l’ensemble des facultés, de façon à créer une réelle lisibilité dans les diplômes et faciliter la mobilité des étudiants. Il faut que le nombre d’UE et le nombre de crédits ECTS soit le même partout.

 

L’enseignement pratique doit rester une de nos préoccupations, puisque c’est une grande part de l’apprentissage. Le stage chez le médecin généraliste doit réellement être mis en place pour une durée qui lui donne une existence concrète.

 

Le Processus de Bologne insiste sur l’évaluation et l’Assurance Qualité. Elles doivent rentrer dans la philosophie même de nos facultés.

 

Dans une volonté de toujours améliorer nos études, et parce qu’elle se veut motrice et rénovatrice, sans être révolutionnaire, l’ANEMF proposera d’ici mi-janvier une contribution à la réforme des études médicales que nos ministères de tutelle veulent mener. Cette contribution proposera une maquette LMD, tout en prenant en compte les données de ce rapport.