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Communiqué de Presse Augmentation du Numerus Clausus, arrêtons de jouer au yoyo !

Communiqué de presse : Augmentation du numerus clausus : arrêtons de jouer au yoyo !

L’ANEMF (Association Nationale des Etudiants en médecine de France), l’Intersyndicale Nationale Autonome Représentative des Internes de Médecine Générale (ISNAR-IMG), membres de la FAGE, et l’InterSyndicale National des Internes des Hôpitaux (ISNIH), s’inquiètent de la subite décision de la Ministre de la Santé, de la jeunesse et des sports, madame Roselyne BACHELOT-NARQUIN, d’augmenter à nouveau le numerus clausus en première année de médecine. Celui-ci passerait ainsi de 7100 à 7300 dès l’année prochaine, avec pour objectif d’atteindre 8000 en 2010 !

En effet, les conséquences non anticipées d’une augmentation déjà majeure du numerus clausus font craindre une aggravation de la dégradation des conditions de formation des futurs médecins. Les terrains de stage manquent déjà cruellement tant en deuxième qu’en troisième cycle, les amphithéâtres sont surchargés et les conditions d’études risquent de se dégrader encore plus. Une stabilisation au niveau actuel serait déjà largement suffisante, une telle augmentation ne se justifiant sur aucun critère objectif.

Et que dire des conséquences de cet effet d’annonce sur les lycéens, qui seront encore plus nombreux, grâce à l’effet d’appel d’air, à préparer un concours qui en sera d’autant plus sélectif ?

Valérie PÉCRESSE, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, a demandé récemment un rapport pour réformer et réduire le gâchis humain de la première année de médecine. Cette décision prématurée et non concertée avec les associations d’étudiants et d’internes en médecine est regrettable tant que le groupe de réflexion n’a pas rendu ses conclusions. De même, alors que la phase préliminaire des Etats Généraux de l’Organisation de la Santé s’attache à recueillir les avis et analyses des différents partenaires de la santé, cette décision d’augmenter le numerus clausus arrive alors qu’aucune orientation précise n’a été prise en la matière. Où va-t-on ?

S’il est important d’augmenter les effectifs médicaux pour lutter contre la pénurie annoncée, il est à craindre, si les moyens ne suivent pas, que cela se fasse au détriment de la qualité de formation des étudiants ! Les facultés ne pourront amortir les conséquences d’une nouvelle augmentation du numerus clausus sans augmentation de leurs moyens financiers et logistiques (constructions d’amphithéâtres, ouverture de nouveaux terrains de stage, rémunération des étudiants et des maîtres de stage !) Ne laissons pas la formation des étudiants en médecine se dégrader ! Les associations d’étudiants et d’internes en médecine souhaitent que le gouvernement engage à l’avenir une véritable concertation organisationnelle sur le numerus clausus !

Contacts presse : Charles MAZEAUD, Président de l’ANEMF, 06 77 66 94 78 Chloé MOULIN, Porte- Parole de l’ANEMF, 06 74 83 79 95 Lionel MICHEL, Porte- Parole de l’ISNAR-IMG, 06 73 07 52 85 Olivier VERAN, Porte- Parole de l’ISNIH, 06 83 30 94 41