Dans les suites de la réunion conventionnelle du 09 Octobre, l’ANEMF, l’ISNAR-IMG, l’ISNIH réaffirment leur attachement à une réorganisation globale du système d’offre de soins, reposant sur trois axes distincts.

1. Mise en place de mesures incitatives à l’installation, efficaces, nécessaires, mais malheureusement inexistantes ; assorties d’une réelle communication à leur égard.

2. Aménagement du territoire pour qu’aucune région Française n’ait à souffrir du désamour des populations, des services publics, et des professionnels libéraux, en santé comme dans d’autres domaines.

3. Appel à la responsabilisation et à la solidarité entre les professionnels et entre les générations pour que les médecins retrouvent la confiance de la population et des pouvoirs publics.

La mise en place d’un contrat santé solidarité, proposée lors des Etats généraux de l’organisation de la santé, doit pouvoir assurer une offre de soins sur l’ensemble du territoire, en incitant tous les médecins libéraux à effectuer une partie de leur activité en zone peu dense. Il n’est pas choquant de demander à des professionnels de s’entraider, au service de la population. Mais il n’est pas choquant non plus de demander aux pouvoirs publics de consacrer cette solidarité interprofessionnelle et intergénérationnelle par des moyens suffisamment incitatifs. Nous ne doutons pas que ce contrat saura répondre aux attentes des patients et des élus, et si cela ne devait pas être le cas, nous rejoindrions la position courageuse de ceux qui parmi les syndicats de médecins libéraux ont accepté d’envisager de rendre ce contrat indiscutable. Nous n’avons pas eu tous les jours l’occasion d’être fiers des positions prises par nos ainés.

La nouvelle génération réaffirme sa volonté de prendre ses responsabilités et de s’impliquer dans la réforme du système d’offre de soins, sur ces bases solidaires.

En contrepartie, nous demandons à ce que les nombreux obstacles à la juste réorganisation du système d’offre de soins soient levés. Que cessent les menaces brandies par certains élus de contraindre les jeunes médecins à exercer dans une zone territoriale depuis longtemps abandonnée par les services de l’Etat. Que l’Assurance Maladie cesse de consacrer sans cesse la loi du plus fort. Que l’opinion publique puisse constater que ses médecins sont capables de se prendre en main. Enfin, nous rappelons notre ferme opposition face aux menaces brandies de sacrifice des seules futures générations de médecins. La Ministre nous a hier encore réaffirmé en personne son engagement à préserver la solidarité intergénérationnelle, le Président de la République a quant à lui demandé aux médecins d’être à la hauteur des évènements, en proposant une réforme cohérente et efficace de l’offre de soins.

Une réelle politique incitative à l’installation et, pour pallier à l’urgence non anticipée, un contrat de santé solidaire constituent la seule réponse possible.